Beaucoup de travailleurs et de travailleuses sont régulièrement exposé·es à des températures élevées au quotidien dans leur métier. Et le risque se généralise durant les périodes de fortes chaleurs. La chaleur a des effets qui peuvent être graves sur la santé, qui augmentent les risques d’accident du travail et peuvent conduire à la mort.
Les obligations des employeurs ont été renforcées par le décret du 27 mai 2025 mais celui-ci montre ses limites.
Ces dispositions s’appliquent de la même manière (sauf précision ou mention spécifique) au secteur privé et à la fonction publique. Elles s’appliquent donc à toute personne placée à quelque titre que ce soit sous l’autorité de l’employeur en matière de santé et de sécurité au travail : salarié·e ou intérimaire, stagiaire, agent·e titulaire ou contractuel·le de la fonction publique, salarié·e d’entreprise extérieure intervenant dans les locaux de l’entreprise ou l’administration (ménage, travaux …) etc.
Le dérèglement climatique produit ses effets encore plus rapidement que prévu, en particulier en termes de fréquence, de durée et d’intensité des épisodes de canicule. Il met en danger des millions de travailleuses et de travailleurs. Avec ses alliés, Solidaires s’efforce d’imposer des mesures de sobriété, seules à même de sortir du modèle de production qui est à l’origine du problème. L’action syndicale doit combattre l’inaction des employeurs face à la nécessaire rupture écologique et sociale de l’économie, et dénoncer l’inaction climatique des gouvernements. Mais elle doit en même temps tenter de limiter les effets des fortes chaleurs sur la santé des travailleurs et des travailleuses.
Cette fiche a pour objectif de donner des outils aux militant·es pour agir syndicalement en présence de tels événements et avoir les bons réflexes. Face à ces situations traumatisantes, l’expérience montre que si nous sommes souvent démuni·es, pour autant, les démarches syndicales sont légitimes, nécessaires et utiles.

